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Sondages, perméabilité, filière

Étude de sol et filière

Le bureau d’études définit la filière adaptée à votre sol ; nous facilitons les sondages à la pelle puis exécutons fidèlement ce que l’étude prévoit.

Étude de sol et filière

Avant tout chantier d’assainissement

L’étude de sol, le document qui décide de votre filière

L’étude de sol assainissement, aussi appelée étude de filière ou étude à la parcelle, sert à déterminer quel dispositif d’assainissement non collectif convient à votre terrain et comment le dimensionner. Elle regarde la nature du sol, sa capacité à laisser s’infiltrer l’eau, la pente, la présence de roche ou d’eau à faible profondeur, les contraintes d’implantation et le nombre de pièces principales de la maison.

Disons-le clairement : Terrassement Ramatuelle JMJ ne réalise pas cette étude. Elle est confiée à un bureau d’études spécialisé, indépendant de l’entreprise qui exécutera les travaux. Notre métier se situe avant et après : faciliter les sondages sur le terrain quand le bureau d’études en a besoin, puis lire l’étude pour exécuter fidèlement la filière qu’elle préconise.

Sur la presqu’île de Saint-Tropez, cette étape est tout sauf une formalité. Entre les schistes et gneiss du massif des Maures, parfois affleurants, les sols plus argileux ou sableux des zones basses et les terrains en restanques, deux parcelles voisines peuvent aboutir à deux filières très différentes. C’est l’étude qui tranche entre épandage, filtre à sable, micro-station ou filtre compact.

Cette page complète notre dossier sur les micro-stations d’épuration et notre page fosse septique. Elle explique ce que contient une étude, comment elle se déroule et comment nous l’utilisons sur le chantier.

20 EHSeuil de l’arrêté du 7 septembre 2009
3 ansValidité du diagnostic à la vente
1 anPour mettre aux normes après une vente
48hDevis après lecture de l’étude
Pelle et camion benne sur un terrain naturel

Rôle du bureau d’études

Ce que contient une étude de sol assainissement

Le bureau d’études commence par recueillir les informations sur le projet : taille du logement, usage en résidence principale ou secondaire, emplacement des sorties d’eaux usées, puits ou captages à proximité, contraintes du document d’urbanisme. Il examine ensuite la parcelle : pente, zones disponibles, arbres, accès, exutoires possibles.

Vient la partie terrain. Des sondages permettent de décrire les couches successives du sol, de repérer la profondeur de la roche et d’observer d’éventuelles traces d’engorgement en eau, ces taches de couleur qui trahissent une nappe temporaire en hiver. Des tests de perméabilité mesurent la vitesse à laquelle l’eau s’infiltre. Le rapport conclut sur la filière adaptée, son dimensionnement, son implantation sur un plan et le mode d’évacuation des eaux traitées.

  • Description du projet et du logement
  • Analyse de la parcelle et de ses contraintes
  • Sondages et description des couches du sol
  • Tests de perméabilité
  • Choix et dimensionnement de la filière
  • Plan d’implantation et mode de rejet

Sur le terrain

Sondages et test de perméabilité : comment ça se passe

Les sondages se font souvent à la tarière manuelle, qui suffit dans les sols meubles. Sur la presqu’île, la tarière bute vite sur les cailloux de schiste ou sur la roche. Le bureau d’études peut alors demander l’ouverture d’une ou plusieurs fosses pédologiques à la pelle mécanique, pour voir le profil du sol sur toute sa hauteur. C’est là que nous intervenons : nous venons avec une mini-pelle adaptée aux accès, ouvrons les fosses aux emplacements indiqués par le technicien, puis les refermons proprement une fois les observations faites.

Le test de perméabilité consiste à creuser de petits trous à la profondeur du futur dispositif, à les saturer d’eau puis à mesurer le débit d’infiltration. La méthode à niveau constant, souvent appelée méthode Porchet, est couramment employée. Un sol trop imperméable, comme certaines argiles, ne permettra pas un épandage ; un sol trop perméable, comme un sable grossier ou une roche fissurée, laisserait passer l’eau trop vite vers le sous-sol, sans traitement suffisant.

La période compte aussi. Un sol observé en plein mois d’août, sec et craquelé, ne raconte pas la même histoire qu’après les pluies d’automne. Les traces laissées par l’eau dans le profil permettent au technicien d’en tenir compte, mais c’est une raison de plus pour ne pas se passer d’un professionnel.

Notre rôle de terrassier

De l’étude au chantier, étape par étape

Nous ne remplaçons pas le bureau d’études, nous travaillons avec lui. Voici comment s’articulent nos interventions.

  1. Préparer l’accès

    Sur un terrain en friche ou très embroussaillé, le technicien ne peut pas sonder correctement. Nous dégageons un passage et les zones à sonder, en respectant la végétation à conserver. Si la parcelle doit de toute façon être débroussaillée, autant grouper les deux interventions.

  2. Ouvrir les fosses de sondage

    À la demande du bureau d’études, nous ouvrons les fosses pédologiques à la pelle aux emplacements et profondeurs qu’il indique. Nous repérons d’abord les réseaux enterrés et faisons la DT-DICT quand elle est nécessaire. Les fosses sont rebouchées et la terre végétale remise en surface.

  3. Lire l’étude et le plan

    Une fois le dossier validé par le SPANC dont dépend votre commune, nous lisons l’étude en détail : filière, dimensions, profondeurs, distances, mode de rejet. Nous vérifions sur place que l’implantation proposée est réalisable avec les accès et les niveaux réels.

  4. Chiffrer l’exécution

    Nous établissons un devis détaillé sous 48 h après visite, poste par poste : fouilles, fournitures, pose, raccordements, remblais, évacuation éventuelle des terres, remise en état. Un devis sans étude resterait approximatif.

  5. Exécuter et faire contrôler

    Nous réalisons la filière conformément à l’étude, laissons l’ouvrage ouvert pour le contrôle de bonne exécution du SPANC, puis remblayons et remettons le terrain en état.

Mini-pelle et chargeuse sur une parcelle en cours de terrassement

Quand le terrain ne correspond pas

Ce qui peut changer entre l’étude et la fouille

Une étude repose sur quelques points de sondage. Il arrive que la fouille révèle autre chose : un banc de roche plus haut que prévu, une poche d’argile, une ancienne canalisation, un remblai de construction, une arrivée d’eau après une période pluvieuse. Dans ce cas, nous ne modifions pas la filière de notre propre initiative. Nous arrêtons la partie concernée, documentons ce que nous observons et prévenons le maître d’ouvrage, qui revient vers le bureau d’études et le SPANC.

Souvent, un simple décalage de l’implantation sur la parcelle suffit, avec l’accord des interlocuteurs concernés. Parfois, il faut ajouter un poste de relevage, ou revoir le mode de rejet. Mieux vaut quelques jours d’ajustement qu’une installation non conforme à reprendre.

Sur les terrains en pente de Ramatuelle et de Gassin, l’étude doit aussi être croisée avec la gestion du ruissellement : un dispositif d’infiltration placé sous un talus qui ravine à chaque orage d’automne sera vite perturbé. Nous pouvons prévoir en parallèle un drainage ou des aménagements de surface.

Délais et coût

Anticiper le calendrier de votre projet

Le coût de l’étude elle-même est fixé par le bureau d’études, selon la taille du projet et la complexité de la parcelle. S’y ajoute, le cas échéant, notre intervention pour dégager l’accès ou ouvrir des fosses à la pelle, chiffrée sur devis après visite. Pour les travaux d’exécution, les repères généraux se trouvent sur notre page tarifs.

Le calendrier enchaîne plusieurs étapes : réalisation de l’étude, dépôt du dossier au SPANC, avis sur la conception, puis travaux et contrôle de bonne exécution. Les délais administratifs varient ; il est prudent de commencer plusieurs mois avant la date souhaitée, surtout si vous visez un chantier au printemps avant l’affluence estivale. Les autorisations d’urbanisme éventuelles restent à la charge du maître d’ouvrage. Sous conditions, un éco-PTZ peut financer certains travaux d’assainissement non collectif.

Si votre maison doit être prochainement desservie par le réseau public, l’étude n’a peut-être pas lieu d’être : le raccordement devient obligatoire dans les deux ans suivant la mise en service. Renseignez-vous en mairie et consultez notre page raccordement au tout-à-l’égout. Nous intervenons notamment sur le secteur de Gassin et dans toute la presqu’île.

FAQ

Étude de sol : les réponses à vos questions

Les questions qui reviennent le plus quand un propriétaire découvre qu’il doit faire réaliser une étude.

Qui choisit le bureau d’études ?

C’est le propriétaire, maître d’ouvrage, qui choisit et commande l’étude. Le SPANC dont dépend votre commune peut vous indiquer ce que doit contenir le dossier. Nous pouvons vous expliquer comment se déroule notre collaboration avec un bureau d’études, mais l’étude doit rester indépendante de l’entreprise qui réalise ensuite les travaux.

Pourquoi le terrassier ne fait-il pas l’étude lui-même ?

Parce que ce sont deux métiers différents. L’étude demande des compétences en pédologie et en hydraulique, et une indépendance vis-à-vis du choix de la filière. Notre savoir-faire est d’exécuter précisément ce que l’étude prévoit, avec les bons niveaux et les bons matériaux. Cette séparation protège avant tout le propriétaire.

Faut-il être présent le jour des sondages ?

Ce n’est pas toujours obligatoire, mais c’est utile. Vous pouvez indiquer l’emplacement des canalisations, du puits, d’un ancien épandage ou des zones du jardin à préserver. Il faut surtout garantir l’accès à la parcelle et, si des fosses à la pelle sont prévues, que la mini-pelle puisse passer le portail et circuler sans abîmer l’existant.

L’étude peut-elle conclure qu’aucune filière n’est possible ?

C’est rare pour une maison existante, car il existe des filières compactes ou reconstituées qui s’affranchissent d’un sol peu favorable. Les contraintes les plus lourdes concernent les parcelles très exiguës, sans exutoire possible pour les eaux traitées, ou situées près d’un captage. L’étude propose alors la solution la moins contraignante, parfois avec un relevage.

Une ancienne étude de sol est-elle toujours valable ?

Tout dépend de ce qui a changé depuis : nombre de pièces, construction d’une piscine ou d’une extension, modification des niveaux du terrain, exigences du SPANC. Une étude réalisée pour un autre projet ou il y a longtemps peut ne plus correspondre. Le plus simple est de la soumettre au SPANC, qui dira si elle peut servir de base.

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